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ثقافة L’art comme pont de résistance Par Fedelinano Nacucchi – Djebel Semmama

نشر في  11 أفريل 2026  (16:12)

Par Fedelinano Nacucchi – Djebel Semmama

Représentant nos racines de la Murgia avec le nouveau-né Collettivo Avrusc, nous avons voulu bâtir un pont entre nos rochers italiens et les montagnes majestueuses de Semmama, en Tunisie. Un pont vivant, fait d’échanges, de savoirs et d’expériences humaines.

Dans cet esprit, mes merveilleuses camarades — Anna Maria Cancellara, Angela Maria, le collectif Building Social Resilience (Casalina) et Rosalba Florio — ont partagé leur magie à travers des ateliers : fabrication de pâtes et de panzerotti, transformation des produits laitiers, cosmétiques naturels.

Autant de moments d’échange autour des farines, du lait et des plantes locales, en dialogue avec la communauté.

Parallèlement, micvicenti et stezzofilms ont projeté le documentaire Rogo, ouvrant une réflexion sur les incendies de forêt, avant d’animer un atelier de fabrication d’extincteurs DIY à partir de matériaux recyclés.

De son côté, Claudio Focarazzo (MateraNoWays) a cartographié la poésie du territoire à travers son objectif, esquissant aussi des pistes pour de futurs développements, même dans une zone complexe marquée par une présence militaire.

Guidés par la philosophie « Inchallah », nous avons travaillé avec ce que nous avions — et c’était, en soi, une expérience extraordinaire.

Pour ma part, j’ai réalisé une fresque représentant Khalti Mbarka, bergère légendaire et gardienne de cette terre. J’y ai réinventé un fragment de mur inspiré de la pierre de Murgia, en réutilisant la laine locale pour dessiner des nuages dans le ciel du bendir.

J’ai choisi de représenter une figure de l’ancienne génération de bergers dans une version rêvée : dansant, jouant, chantant. Car sa joie, sa voix et son énergie ont toujours été — et restent — un acte de résistance dans cette région belle et complexe qu’est Kasserine.

Les graffitis des enfants du village sont venus refermer le cercle. Leurs mots portent des rêves de liberté, de vérité et de résistance, prolongeant le message du mur : que les voix des bergers ne cessent jamais de chanter.

Un merci particulier à Mariantonietta Scalera, qui a su tisser tous ces fils, aux Fêtes des Bergers pour l’invitation, et à toutes les âmes rencontrées en chemin — surtout celles qui maintiennent vivants ce lieu et les rêves des enfants.

C’était notre première fois en Tunisie. Nous avons été émerveillés par sa beauté, et nous savons que nous reviendrons. Les graines sont plantées.